Un arrêt qui pourrait changer la protection des enfants en Europe
Il y a des décisions de justice qui tranchent un litige. Et puis il y a celles qui ouvrent une brèche. L’arrêt rendu ce 24 mars 2026 par la cour d’appel de Bruxelles appartient clairement à la seconde catégorie. Car au-delà du cas individuel, il pose une question essentielle : que fait-on quand un enfant parle… mais que la justice pénale n’a pas encore tranché ?
La fin d’un dogme : maintenir le lien à tout prix
Pendant des années, une idée a dominé les décisions familiales : le lien parent-enfant doit être préservé. Presque à tout prix. Cet arrêt vient fissurer ce principe. La Cour affirme que le maintien du lien ne peut plus être automatique. Il doit être évalué à l’aune du risque qu’il fait courir à l’enfant. Et surtout, elle va plus loin : Même des rencontres encadrées n’excluent pas nécessairement toute forme de violence. C’est un basculement.
